mercredi 15 avril 2009

Entre deux vaisselles...

Certaines éponges ont une reproduction sexuée, c'est le cas de l'éponge Agelas dispar.

Les éponges ou spongiaires sont considérés comme les plus simples des animaux pluricellulaires (métazoaires). Bien que certaines éponges soient hermaphrodites, d'autres sont des individus de sexes séparés et sont ovipares comme Agelas dispar.


Photo Alain Goy

Chez Agelas dispar, nous trouverons donc des éponges de sexe mâle et d'autres de sexe femelle.

Les éponges ne peuvent pas se déplacer. Afin de palier cette difficulté, elles ont développé un mode de reproduction original.


A un signal donné, les éponges femelles émettent des ovocytes par leurs oscules. Ces ovocytes émis en grappe restent accrochés à l'éponge femelle par un mucus et forment un voile qui ondule au gré du courant.

Photo Alain Goyeau

Puis ça va être autour des éponges mâles de libérer les spermatozoïdes en pleine eau, formant un nuage très dense qui est emporté par le courant.

Ainsi, la fécondation des ovocytes donne naissance à une larve cillée qui nagera quelques heures avant de se fixer et de se métamorphoser.

mardi 14 avril 2009

Pensées mises en tropes.

Alceste

Non : elle est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants et malfaisants,
Et les autres, pour être aux méchants complaisants,
Et n'avoir pas pour eux ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance on voit l'injuste excès
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès :
Au travers de son masque on voit à plein le traître ;
Partout il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux et son ton radouci
N'imposent qu'à des gens qui ne sont point d'ici.
On sait que ce pied plat, digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois s'est poussé dans le monde,
Et que par eux son sort de splendeur revêtu
Fait gronder le mérite et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit pour lui personne ;
Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant sa grimace est partout bienvenue :
On l'accueille, on lui rit, partout il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue, un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme on le voit l'emporter.
Têtebleu ! ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures ;
Et parfois il me prend des mouvements soudains
De fuir dans un désert l'approche des humains.

Philinte

Mon Dieu, des moeurs du temps mettons-nous, moins en peine,
Et faisons un peu grâce à la nature humaine ;
Ne l'examinons point dans la grande rigueur,
Et voyons ses défauts avec quelque douceur.
Il faut, parmi le monde, une vertu traitable ;
A force de sagesse, on peut être blâmable ;
La parfaite raison fuit toute extrémité,
Et veut que l'on soit sage avec sobriété.
Cette grande roideur des vertus des vieux âges
Heurte trop notre siècle et les communs usages ;
Elle veut aux mortels trop de perfection :
Il faut fléchir au temps sans obstination ;
Et c'est une folie à nulle autre seconde
De vouloir se mêler de corriger le monde.
J'observe, comme vous, cent choses tous les jours,
Qui pourroient mieux aller, prenant un autre cours ;
Mais quoi qu'à chaque pas je puisse voir paroître,
En courroux, comme vous, on ne me voit point être ;
Je prends tout doucement les hommes comme ils sont,
J'accoutume mon âme à souffrir ce qu'ils font ;
Et je crois qu'à la cour, de même qu'à la ville,
Mon flegme est philosophe autant que votre bile.


Molière : Le Misanthrope, I,1.

dimanche 8 mars 2009

L'homme à l'arrêt...


Etes-vous déjà tombé sur ces gens qui portent leur dignité au même niveau que leur pantalon ? Moi, oui ! Pourquoi aller aux USA quand on a le grand canyon dans les rues de Paris ? Je remercie ce gentilhomme de proposer une alternative aux garages à vélib encombrés. On a retrouvé la "seule ride" de Catherine Deneuve...

samedi 3 janvier 2009

C'est moi ou quoi ?

Je viens de faire mes courses avec Ju. et nous sortons du supermarché en nous disant que les gens n'ont plus aucune éducation. Entre l'idiote avec son caddie qui prend toute l'allée et qui a bien vu que je souhaitais passer, mais qui prend tout son temps ; entre le mec qui me bouscule pour aller prendre un truc sur le rayonnage parce que je suis devant, sans même avoir conscience que ça peut me déplaire d'être bousculé ; entre les gourdes qui se rhabillent à la caisse alors qu'on n'a déjà pas de place pour circuler, je me dis de plus en plus que tout part a volo. A croire que c'est un plaisir pour les gens de faire ses courses dans un magasin où l'on peut à peine bouger... Est-ce que je deviens un vieux ronchon misanthrope ou les incivilités sont-elles de plus en plus flagrantes et nombreuses ? Où est passé le savoir-vivre ?

samedi 1 novembre 2008

Time's Up

Hier soir, dîner entre amis, et nous avons terminé la soirée par un jeu de société, Time's Up, qui consiste à faire deviner le nom d'un personnage ou d'une personne célèbre, en trois étapes : d'abord, on fait deviner à son équipier le nom en disant tout ce qui nous passe par la tête par association d'idées ; ensuite, on doit faire deviner le même lot de noms mais en ne donnant qu'un seul mot ; enfin, on n'a plus le droit que de faire des gestes. Un jeu sympa qui ne manquera pas de réveiller l'épileptique qui sommeille en chacun de nous.

dimanche 26 octobre 2008

Âmes sensibles, s'abstenir...

Prenez une charlotte, prenez une jolie pépé, un doigt de chantilly et la soirée part en sucette !

vendredi 24 octobre 2008

Et ils connurent qu'ils étaient perdus...

Les Quatre quittèrent Babylone pleins d'entrain et parcoururent ses faubourgs et descendirent enfin de leurs montures. Et ils marchèrent dans les froides plaines de la campagne inconnue. Ils marchèrent tant qu'ils arrivèrent à l'orée d'un bois sauvage et inhabité. Et ils connurent qu'elle les accueillerait, pèlerins éperdus, et les protègerait du froid et de la faim. L'air frais emplissait leur sein. Affamés, ils s'arrêtèrent pour ramasser les fruits de la terre. Et ils remplirent leurs paniers des fruits que Yahvé avait laissés là pour eux. Rassasiés, ils connurent qu'ils devaient repartir et ils prirent le chemin du retour. Le soleil déclinait et ils remercièrent Yahvé des présents de l'Eden, et ils s'endormirent sur leur monture.