jeudi 29 avril 2010

Divine chute...

Isis, ma minette, a l'agilité d'un albatros sur le pont d'un navire...

vendredi 23 avril 2010

Chronique d'une mort annoncée...

Comme des milliers d'usagers (clients ?), j'ai subi les conséquences de la dernière grève en région parisienne , qui a duré deux semaines. Dans mon souvenir, il n'existe pas une année où je n'aie connu de grève sur la ligne de Paris Nord, mais cette année a battu les records car les grèves perlées sont venues s'ajouter à une foule de menus problèmes sur ma ligne : feuilles d'arbres sur les voies (et si on arrêtait de planter des arbres tout près des voies ?), gel en hiver (c'est vrai qu'en même temps, ça ne fait que des millions d'années qu'il fait froid l'hiver et qu'en 150 ans, les chemins de fer n'ont pas eu le temps de voir venir), annulations de trains de dernière minute parce que le train précédent avait trois minutes de retard (voir le train passer sans s'arrêter alors qu'on est sur un quai sans aucun abri, gare fermée, par -10°C, et cela trois fois en deux semaines, c'est vrai que ça réchauffe le coeur), actes de vandalisme dans les trains, sur les quais, en gare (faut bien qu'ils s'occupent, les jeunes, hein), et j'en passe.
Alors, il est vrai que ce n'est pas très gentil de tirer sur l'ambulance (encore faut-il qu'elle passe), mais on a beau me répéter : "désolé, je n'ai aucune information à vous donner pour expliquer que votre train est supprimé", ou "désolé, le matériel est vétuste et tombe en panne, c'est normal", ou "prenez-vous-en aux gens qui commettent le vandalisme", "vous venez de parcourir 10 km en trois heures et on vous a débarqué en vous promettant un train, mais non, il n'y en a pas et il n'y en aura pas de sitôt, prenez le taxi, si vous n'êtes pas content", et malgré toute la sympathie que j'essaie de garder à l'égard d'une entreprise qui fait vivre la moitié de ma famille, je me dis que la SNCF va vivre des moments de plus en plus difficiles à force de tirer sur la corde des usagers.
La privatisation annoncée de la SNCF ne me semble pas une bonne option, pas plus d'ailleurs que pour l'enseignement : cependant, quand on est en charge du déplacement (et je parle de gens qui doivent pouvoir jouir d'un service qu'ils paient chaque année plus cher malgré la dégradation des conditions de transport) de millions de travailleurs, je me demande si l'on ne doit pas se sentir un peu plus responsable. Perdre une partie de son salaire pour avoir défendu des revendications, est-ce suffisant pour oublier que des milliers de franciliens ont supporté d'être traités moins bien que du bétail ? Peut-on en vouloir aux usagers d'être de moins en moins bienveillants à l'égard des cheminots ? On me dira que les grévistes défendent le service public : ce mode de revendication n'est-il pas devenu contre-productif pour tout le monde ?

jeudi 22 octobre 2009

Pensée botanique.

Un garçon demande à son père : "Pourquoi plante-t-on des pierres ? Espère-t-on qu'ainsi elles poussent ?" Et le père de dire : "Ces pierres sont les dents d'un géant allongé sous la terre, qui se nourrit du mensonge et de l'oubli des vivants."

samedi 19 septembre 2009

Le goût des autres.

Hier, j'ai failli perdre la vue en tombant sur cette voiture. Le détail qui tue, ce sont les deux dés assortis aux sièges... Je n'ai pas eu la chance de croiser ses propriétaires, mais j'envisage de leur faire un procès pour "crime contre l'humanité"...

mercredi 1 juillet 2009

Perles du Brevet de Français 2009


"L'activité qu'il exerce est SDF".

"Le sens dans lequels la découverte s'effectue est pas la meilleurs, car ali pense que se sont des bébé chats, hors qu'il c'est très bien que ce n'est pas possible".

"Cette phrase retranscrit les pensé des chat".

"Son trait de caractère ici mis en valeur est la sérénitude".

"Le rapport logique que exprime le groupe en italique c'est que cet homme n'est pas âgé de vieillesse, mais de sa pauvreté".

"Le rapport logique de ces deux propositions en italique sont que la petite est très légère. Ce qui est logique pour un nouveau né".

"La découverte s'effectue dans le sens correct car : il découvre le carton, il hésite avant de l'ouvrir et lorsqu'il l'ouvre, il découvre le nouveau-né".


lundi 29 juin 2009

Eternels impunis.

Ce qui m'insupporte au plus haut point, entre autres, est l'idée que la société puisse protéger l'injustice. Je vis à Paris depuis six ans, et depuis les premières heures où je suis entré dans mon immeuble, une même famille pourrit la vie de tous les résidents quotidiennement, sans que jamais aucune mesure ne soit prise contre elle. Pour ne citer que cela, nous subissons ses hurlements en continu, ses odeurs de cuisine persistantes à des heures incongrues, ses cris de cour à fenêtre, ses tapis accrochés partout aux rampes d'escalier ou aux fenêtres, ses cartons de détritus dans la cage d'escalier, ses crachats sur les murs, les interrupteurs, la rampe d'escalier, ses graffitis, les individus douteux qu'elle fait entrer dans l'immeuble... et j'en passe. Encore à l'instant, je viens de surprendre un des enfants (9 ans !) donnant de grands coups de pieds dans la porte de l'immeuble pour l'ouvrir, et le sale môme, se sachant impuni quoi que je puisse dire, me regarde en riant quand je lui dis qu'il est de la "petite racaille". Pourtant, j'ai agi, et j'ai entraîné avec moi les gens qui souffraient de tout cela : mais rien n'y a jamais fait : ni la Police, ni le Syndic, ni la gérante ne sont jamais intervenus contre ces gens, malgré les nombreuses plaintes. A croire deux choses : soit tous les gens qui ont le pouvoir de régler les problèmes n'ont rien à faire de la détresse des gens honnêtes, soit le système en arrive à protéger les gens malhonnêtes et ce sont des personnes comme moi qui se trouvent obligées de partir.

dimanche 28 juin 2009

Une fête de la musique un 27 juin ?

J'ai assisté en partie à la Marche des Fiertés ce samedi et, comme les années précédentes, cela ressemble davantage à une fête qu'à un cortège de revendications politiques. Je n'ai pas réussi à cerner le thème de cette année (quarantième anniversaire ?) sur les chars. Quelques-uns d'entre eux portaient un message politique, mais ils restent rares et sont noyés sous les décibels et les bannières publicitaires. Il serait temps de reconsidérer ce mouvement, non plus comme une occasion de faire la fête (ce que c'est pour la plupart des participants), mais comme celle d'afficher des revendications claires, de façon percutante. A voir ce cortège, je me suis demandé si l'on considérait encore que nous sommes une population discriminée et persécutée, et pas seulement dans le lointain Nigeria. Il ne se passe pas une semaine sans que j'entende, dans mon entourage proche, une remarque ou une insulte homophobe. Alors, certes, c'est joli ce défilé d'arcs-en-ciel de couleurs, mais l'harmonie universelle me semble encore très loin d'être atteinte : sans doute devrait-on moins s'y amuser, et davantage militer.